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Dernière
modification le 26 décembre 2007.
Brialmont
Brialmont (Henri-Alexis,
1821-1903) est un nom célèbre dans l’histoire militaire
belge. Il était fils de Mathieu
Brialmont (1789-1885), lui-même général
de l'armée belge et ministre de la guerre, qui avait combattu
à Waterloo dans les rangs de l'armée française
en tant que capitaine.
Henri-Alexis Brialmont, entré
à l'Ecole militaire de Bruxelles en 1838, en sortit en 1843
comme ingénieur militaire et avec le grade de sous-lieutenant
dans l'arme du génie. En 1847, il est attaché au cabinet
du ministre de la guerre, Chazal, et promu capitaine d'état-major
en 1855. La même année, il lance le projet des nouvelles
fortifications d'Anvers, place destinée à devenir
un "réduit national" dans l'hypothèse d'une
invasion étrangère (l'envahisseur le plus probable
à cette époque était la France impériale
de Napoléon III, tentée de récupérer
les "frontières naturelles"). Ces travaux sont
entrepris de 1860 à 1864 sous l'égide du ministre
Chazal, malgré une forte opposition parlementaire.
En 1870, Brialmont est nommé directeur des fortifications
au ministère de la guerre.
Après la guerre de 1870, Brialmont pressent que la menace
pour la Belgique s'est déplacée outre Rhin, et il
n'a de cesse dès lors de réaliser la défense
de la ligne de la Meuse, appuyée sur les places de Liège
et de Namur. Brialmont
est nommé général en 1874.
Il fut le concepteur du système défensif de la Belgique
et était considéré dans toute l'Europe comme
une autorité en matière de fortification.
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Ce n’est pas à ce titre
qu’il trouve place dans les pages de ce site, mais en tant qu’auteur
d’une très intéressante étude sur la campagne
de 1815 et la bataille de Waterloo qu’il réalisa lorsqu’il
était capitaine d'état-major, et qui parut en 1856 et
1857.
Cette étude, qui figure dans un ouvrage plus vaste (Histoire
du duc de Wellington), mérite de retenir notre attention
parce qu’elle est remarquable par son souci d’objectivité et
d’impartialité. Le fils d'un soldat de Napoléon, qui
écrit du vivant de son père une histoire du vainqueur
de Waterloo, voilà qui n'est pas banal.
Mais il existe, en outre, une lettre du général Flahaut,
lui-même ancien aide de camp de Napoléon et défenseur
farouche de la mémoire impériale, qui félicite
Brialmont pour son impartialité, alors même que celui-ci
avait démontré dans son travail que Napoléon,
dans ses écrits de Sainte-Hélène, ne respectait
pas la vérité. On y lit : |
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"Je
viens de lire la relation de la campagne de 1815, qui termine le 2e
volume de votre Histoire du Duc de Wellington, et je ne puis résister
au désir de vous exprimer la satisfaction que, malgré
la tristesse de ces souvenirs, j'ai éprouvé à
la lecture de ce morceau d'histoire, qui se distingue par l'impartialité
avec laquelle vous racontez les événements et jugez
les hommes qui y ont pris part… " |
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C'est
cette qualité d'impartialité reconnue par une telle autorité,
témoin et acteur des événemens de 1815, qui m'incite
à publier sur ce site cette histoire de la campagne de 1815. Bien
sûr, ce souci d'impartialité n'empêche pas Brialmont
d'être tombé dans quelques-uns des pièges tendus par
Napoléon à l'histoire et aux historiens. C'est que Brialmont,
pas plus que Charras et Quinet, s'il s'est rendu compte que Napoléon
prenait des libertés avec la vérité, n'a pas pu imaginer
que l'empereur déchu pouvait inventer des faits destinés
à entrer dans l'histoire, dans le seul but de masquer sa responsabilité
et de la faire rejaillir sur ses lieutenants.
Il
me paraît donc utile de remettre en lumière les points établis
par Brialmont ; d'autres pages approfondiront les autres points mystérieux
de la campagne de 1815.
La
Campagne de 1815
Extrait
de l' Histoire du Duc de Wellington
par A. Brialmont
Tome 2
Bruxelles et Paris,
1857
Chapitre
1 : Dispositions défensives des Alliés
Chapitre
2 : Entrée en campagne de Napoléon
Chapitre
3 : Bataille de Ligny
Chapitre
4 : Bataille des Quatre-Bras
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